dimanche 18 juillet 2010

Ce matin, avec Alexander von Humboldt, Kitaro et Kūkai



C'est un jour parfait aujourd'hui.

Sur le balcon, j'ai réfléchi ce matin sur ce que je devais poursuivre au doctorat et sur la vie de Alexander von Humboldt (né le 14 septembre 1769 à Berlin d'une mère d'origine française, et mort le 6 mai 1859). Il est naturaliste allemand qui a tenté d'unir l'art et la science.

Ce matin, je suis tombé aussi sur la musique de Kitaro (喜多郎), cette fois inspirée par Kūkai (空海), moine japonais, savant, poète et artiste du VIIIe au IXe siècle. Il est le fondateur du Shingon (真言) ou "True mot" école du bouddhisme. La musique de Kitaro s'est avérée être relaxante et attrayante. C'est bon pour la méditation. Voici un exemple.





mercredi 5 mai 2010

Is it possible to define the "normality" in the immune system?


In "Immunology uncaged" (News Focus, 26 March 2010, p. 1573), Mitch Leslie covered very interesting developments in immunology. One of the trends is the call for a change in research priority from mouse to human, and the second is the Human Immunology Project (HIP), which is depicted as the immunology version of the Human Genome Project (HGP). As indicated in the article, the first point is not new, and the problems in using mouse as a model of human immunological diseases are discussed in (1, 2), for example. The HIP concerns a concerted effort to establish what is "normal" for the immune system by examining a wide variety of immunological parameters.

The parallelism of the HIP with the HGP shows some optimism on the part of this reporter. However, in the HGP, because of the stability of genome, it is theoretically possible to establish the genotype by one determination of samples collected under any conditions. In the HIP, on the other hand, the measurement of the samples and the interpretation of the data may not be so straightforward. Given that the functioning of the system is affected by interactions with other factors within the system or even with other systems, there will be variations in the output numbers depending on the timing of sampling, the measurement and the condition of individuals, not only physical and but also psychological, and one determination is hardly enough. It is this wholeness of the system that causes great difficulties to treat systemic diseases like autoimmune diseases and cancers. It is certainly important to directly study the human system, but this is not logically linked to the definition of "normal" in the human population and it may be difficult to find parameters to define the general status of the immune system in each individual. Even if the "normal" value in the population is not determined, the successful treatment of human diseases could be attained. The temporal monitoring of immunological parameters in each individual may be more informative.

From the philosophical point of view, however, the proposal of Dr. Davis should be highly evaluated because it concerns the framework of scientific direction, namely how to proceed a research and on what aspects. This type of synthetic proposals will be encouraged and it should indeed galvanize the field and, if lucky, there will be fruitful spin-offs in the future.

References
1. M. M. Davis, Immunity 29: 835, 2008
2. A. C. Hayday, M. Peakman, Nature Immunology 9: 575, 2008

dimanche 2 mai 2010

Reflecting on "the future of philosophy of science"


A couple days ago, I happened to reach the Philosophy & Theory in Biology blog. In it, Dr. Massimo Pigliucci put an article from the Tilburg meeting on the future of philosophy of science. Most of the presentations (more than two thirds) were not strictly related to this topic, but some philosophers talked about it. I don't know whether this is an indication that most of the philosophers of sciences are not concerned with this theme and "enfermé" in his or her specialized domain.

As far as I am concerned, this is the most important topic at the present time, probably because I have been involved in the field of biology/immunology for such a long time. When I started to learn what philosophy of sciences is about, I immediately realized that the benefit of communication between science and philosophy is enormous for scientists and probably for philosophers as well. Dr. Pigliucci stressed the importance of this communication throughout the article, and I totally agree with his point and in fact felt encouraged. From a scientist point of view, this is the direction to be taken by philosophers in the future.

According to his view, the future of philosophy of science concerns three major lines of inquiry. The first is a traditional approach that studies scientific reasoning and practice, which may or may not attract scientists' interest. The second is a discipline contiguous to theoretical science, and this is what Dr. Hasok Chang discussed as "history and philosophy of science as a continuation of science by other means". In fact, when I encountered this phrase a few years ago, I was struck because it described precisely what I felt at the time. The third point is a crucial simultaneous watchdog and defender of science in the public arena. The latter two seem be more recent and still evolving.

Although the first direction continues to be important, I, as a former scientist, think the second most attractive for a purely scientific reason and the third interesting from the perspective of ethics. I'll have to see where my research will take me to.


The future of philosophy of science (P&TB blog, April 15, 2010)
More on the future of philosophy of science (P&TB blog, April 22, 2010)

dimanche 14 mars 2010

Croyez-vous en la chance ?


« Croyez-vous en la chance ? » Avant de répondre à cette question, je vais d’abord réfléchir sur ce qui m’a conduit à m’installer à Paris et à m’inscrire à l’université.

Au mois de décembre de 2006, j’ai rendu visite à Paris pour trouver la possibilité d’étudier la philosophie des sciences dans une université. Avant cette visite, j’ai déjà décidé de commencer de nouveau la carrière de philosophe en restant pour plusieurs années dans une des facultés, comme chercheur invité, par exemple. La position que j’allais prendre n’était pas du tout précisée à ce moment-là. Au cours d’un entretien qui s’est déroulé deux jours avant de retourner au Japon, je me suis rendu compte qu’il n’y avait qu’une seule possibilité pour rester en France pour plusieurs années. C’était comme étudiant. Face à cette situation imprévue, j’ai été un peu paniqué, mais ai décidé de visiter en une seule journée quatre professeurs dont les travaux étaient compatibles avec mon objectif. À ma surprise, aucun professeur n’était pas dans son bureau, donc j’ai laissé mon CV à l’un des secrétariats.

De retour au Japon, j’ai commencé à écrire une lettre de motivation et un évènement étrange a eu lieu. Pendant que je l’écrivais, un émail est arrivé du professeur à qui j’avais laissé mon CV. Dans ce mail-là, il m’a demandé de lui envoyer mon intention précise. À ma réponse, il m’a écrit un jour plus tard (ce qui est anomal pour la norme française) qu’il était prêt à m’accepter comme étudiant de master et que je devais soumettre dès que possible les documents requis. Et le deuxième incident curieux a eu lieu quand j’ai cherché l’adresse émail du secrétariat pour les étudiants étrangers. J’ai reçu un émail du secrétariat indiquant l’information de l’inscription. J’ai été tout à fait impressionné par ces deux évènements consécutifs. Je me suis senti comme si ma démarche philosophique en France était en quelque sorte un destin et c’était le moment où je suis devenu fataliste.

Il y a grosso modo deux camps qui se battent depuis longtemps par rapport au problème de la genèse du monde ou de l’être vivant. L’un, comme Newton et William Paley de « La Théologie naturelle », affirme que ce monde ou l’être vivant est né et dirigé vers une sorte de but prédéterminé. L’autre, comme Darwin, argumente que l’évolution de l’être vivant est totalement dû aux évènements aléatoires, sans finalité précise. Ce débat est toujours actif, mais j’ai la tendance de considérer que tous les incidents dans la vie se déroulent par hasard et n’ont pas de sens per se. Cependant, au contraire, j’ai du plaisir à trouver des liens parmi des évènements qui paraissent au premier abord indépendants. Et quand je pense avoir trouvé une sorte de liens, je me rends compte qu’il y a finalement le destin dans ce monde. Bien sûr que ce n’est ni scientifique ni rationnel, mais cette manière de regarder le monde me rend de plus en plus attentif à ce qui se passe dans la vie quotidienne. Finalement, quant à ma réponse à la question ci-dessus, la vie deviendrait un peu plus riche si je pouvais répondre oui.


lundi 15 février 2010

Rencontre avec Felice Giani


Un jour de neige, j'ai rencontré à la mairie du 5e arrondissement avec Felice Giani (1758-1823), peintre italien du style néoclassique. Voici son parcours.

Il naît à San Sebastiano Curone (Alexandrie ; ital. Alessandria) et étudie à Pavie auprès du peintre Antonio Bianchi et de l'architecte Carlo Antonio Bibiena. Il vécut à Bologne et à Rome où, à partir de 1779, il poursuit ses études à l'Accademia di San Luca. Il commence à travailler avec Christoforo Unterberger et l'architecte Antonio Antolini et reproduit pour Catherine II de Russie les Loges de Raphaël pour l'Ermitage.

En 1786, il débute à Faenza son activité de peintre à fresque qui le caractérisera auprès de l'entourage napoléonien avec des commandes allant du Ministre Aldini (Montmorency) au Prince Baciocchi, époux de Elisa Bonaparte. Le Manifesto del nuovo corso avec Cades, Camuccini, Gagnerauz et Errante réalisé au Plazzo Altieri sur ordre du Prince Emilio Altieri date de 1789-1792. L'activité romaine (Quirinal, Villa Borghese, Palazzo de Spagna, Palazzo Chigi...) correspondra au genre privilégié, voire exclusif qu'adoptera l'artiste, exception faite de la gravure, à l'intérieur de l'activité frénétique du peintre.

En 1790 est fondée l'Académia dei pensieri qui réunit des artistes de différentes provenances : l'habitation du peintre devient alors le lieu de rencontre et de formation de toute une génération de protagonistes du néoclassicisme italien de Camuccini à Sabatelli, Bossi, Dellera, Pinelli, Duranti et Landi. À Paris, Giani dessine les tableaux du Louvre, destinés aux gravures du Musée Français de Robillard et Laurent (1803-1809) et remet à Napoléon, avec l'architecte Antolini, le Proget du Foro Bonaparte ; dès lors l'aventure napoléonienne de notre artiste prend une tournure nettement française. En prenant part à la décoration des grands palais royaux, Giani suivra la parabole de Jacques-Louis David.



" Le Paradis perdu "
(1881-1883)
de Jean Gautherin (1840-1890)


Dans le hall de la mairie, vous pouvez voir la statue du " Paradis perdu ". Je suis toujours impressionné par les objets artistiques placés dans les lieux publics. J'étais très heureux quand j'ai trouvé ce statut ce jour-là.



À la fin de visite, je me suis rendu comte que c'était cette dame italienne qui a déterminé mon destin dans cette expostion. Elle était très gentille et accueillante.

Voici quelques photos de l'exposition.
























Après avoir fini de voir toutes les œuvres de Giani, la dame qui m'avait accueillé m'a conseillé de visiter une autre exposition promotionnelle de la province d'Alexandrie. Tout naturellement j'ai heureusement accepté cette invitation.













Suite à sa suggestion, j'ai goûté de vin de muscat qui était très bon. Et j'ai décidé d'arrêter tous les plans dans la journée.




J'ai trouvé cette carte à la sortie et ai eu le pressentiment que ça allait être important à l'avenir.


samedi 16 janvier 2010

Ilya Ehrenbourg, écrivain russe, apparut subitement



Il y a quelques jours, j'ai eu un rendez-vous avec mon ami que j'ai rencontré à Tokyo il y a environ 4 ans. Il a travaillé à Washington DC aux États-Unis pendant 2 ans et a visité ce temps-là Paris avant de partir au Corée du Sud. Quand nous sommes entrés dans une librairie, j'ai pris des photos sans aucun but, comme d'habitude. Et aujourd'hui j'ai trouvé cet écrivain russe dans un photo. Un moment heureux.

Ilya Ehrenbourg (27 janvier 1891 - 31 août 1967)

Encylopedia of Soviet Writers
Interview avec The Paris Review (1961)

J'ai apprécié la lecture de cette interview parce qu'il avait été très préoccupé de la relation entre l'art et la science.


Ilya Ehrehnbourg
Ce fut une découverte agréable
Un jour de pluie


jeudi 14 janvier 2010

J'ai trouvé Fernando Pessoa


Fernando Pessoa, un écrivain portugais

(13 juin 1888 - 30 novembre 1935)


Il y a deux jours, j'ai rencontré cette phrase dans Le livre des savoirs : Conversations avec les grands esprits de notre temps de Constantin von Barloewen.

 « Ce n'est pas le plaisir, ni la gloire, ni le pouvoir : la liberté, uniquement la liberté. »

La note indiquait qu'elle était un extrait de Le Livre de l'intranquilité de Fernando Pessoa. Et hier, j'ai acheté Lisbonne comme un "starter".