mardi 8 mars 2011

Écrire la thèse en quelle langue ?


Tout naturellement, j'avais l'intention d'écrire la thèse en français, comme tous les mémoires en master 1 et 2. Lorsque j'ai eu rendez-vous avec mon professeur, j'ai trouvé qu'il était aussi possible d'écrire en anglais. Toutefois, mon intention n'a pas changé du tout.

Il y a deux semaines environ, j'ai repris ce blog en français, en plus du blog japonais. Grâce à cette brève expérience, j'ai remarqué un changement dans mon utilisation de la langue. Lorsque j'utilise seulement le japonais dans la pensée quotidienne, mon imagination fonctionne assez librement, bien entendu. Cependant, après avoir recommencé le blog en français, je me sens curieusement comme si le monde de la pensée quotidienne en japonais rétrécissait. Je ne sais pas pourquoi, mais à la fin de ma carrière professionnelle dans laquelle l'anglais était la langue officielle, j'ai appris que mes pensées en japonais ont été plutôt médiocres.

Contrairement à l'écriture de la science naturelle, la façon dont la discussion en sciences humaines est effectuée est subtile et son activité peut être définie comme jeu de langage. Au vu de mes expériences personnelles, je dois réfléchir sérieusement sur la langue utilisée dans l'écriture. Bien sûr que je voudrais écrire la thèse en français respectable. Mais en pratique, il peut être intéressant de repenser la possibilité de penser d'abord et écrire en anglais pour saisir le plus précisément et le plus profondément possible ce qui est dans mon monde intérieur. Pour l'instant, je laisse deux options, l'anglais d'abord ou le français d'abord, ouvertes et continue à examiner ce qui est le mieux pour moi.


lundi 7 mars 2011

Écouter Ana Moura toute la journée




Samedi dernier, j'ai trouvé dans une librairie le CD de Ana Moura (née en 1979), chanteuse portugaise de fado.

Moura ana leva-me aos fados (2010)

À l'audition, je l'aimais toute de suite. Elle est encore jeune mais a l'air mature dans sa voix et dans son ambiance. J'ai écouté toute la journée hier sa musique sur la toile. Plus précisément, j'ai regardé le temps couler en écoutant sa musique. Ça ne m'étonne pas, puisque ça m'arrive de temps en temps. Voici quelques exemples.



















dimanche 6 mars 2011

Vieillir en France après 80 ans


Ce matin, l'article du Monde, "Vieillir en France", a attiré mon attention. Il ne s'agit pas de discuter ce problème mais de laisser ceux qui ont plus de 80 ans parler de leurs pensées sur la vie et de leurs vies quotidiennes. La manière dont leurs paroles sont présentées est merveille et sympathique. Malgré la restriction physique, il me semble qu'ils se libèrent de tout. Après avoir apprécié cette présentation, je me sens aussi libre.

Vieillir en France (Le Monde, 25 février 2011)

samedi 5 mars 2011

J'ai découvert Alexandra David-Néel


Alexandra David-Néel

(24 octobre 1868 - 8 septembre 1969)


À la librarie d'hier, j'ai découvert des livres et des DVD d'une femme qui s'appelait Alexandra David-Néel, orientaliste, chanteuse d'opéra, écrivaine et exploratrice. Selon wiki, 4 ans après sa mort à l'âge de presque 101 ans, ses cendres ont été transportées à Vârânasî pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange. On peut trouver le thé et le portefeuille qui ont été nommés après elle.













vendredi 4 mars 2011

À la bibliothèque, comme d'habitude


Roy Lichtenstein "Water Lilies"
(1996) Tapisserie d'Aubusson
Roy Lichtenstein Foundation


Je suis allé à la bibliothèque sans réservation. L'un des problèmes récents est qu'il devient de plus en plus difficile de réserver une place via internet. J'ai parlé de cette situation avec une concierge, qui m'a répondu, " Mais, c'est peut-être mieux que la situation du métro à Tokyo ? ". Je devais être d'accord avec elle. Lorsque je suis entré dans une salle de lecture après quelques minutes d'attente, je me suis plongé dans un travail prévu. Tout s'est bien passé aujourd'hui.

jeudi 3 mars 2011

Deux aphorismes de Kafka



Avant de commencer à travailler à la bibliothèque, j'ai passé quelques temps dans un librarie. Un livre de Tolstoï et les aphorismes de Kafka ont attiré mon attention. Voici deux citations de Kafka.

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« Passé un certain point, il n'est plus de retour.
C'est ce point qu'il faut atteindre. »

« La vérité est indivisible et ne peut donc se connaître elle-même ;
qui dit la connaître est forcément mensonge. »


Franz Kafka, Les aphorimes de Zürau (Gallimard, 2010)

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Selon Kafka, atteindre "the point of no return" et « franchir le Rubicon » (Alea jacta est, signifiant « le sort en est jeté » ou « les dés sont jetés »), c'est apparemment important dans la vie. Jusqu'ici, je me suis senti au moins deux ou trois fois comme si je franchissais le Rubicon. C'était bon pour moi ? Je ne le sais pas.

Kafka pensait-il au fond qu'il était impossible de comprendre des choses sans diviser ? En ce sens, était-il réductionniste ? Ou voudrait-il dire que la vérité réside dans une forme la plus élémentaire, donc indivisible, qui échappe à la définition précise ? Ou encore...




Mmes Sayori (Vice Présidente d'Alea Japon) et
Hiroko Inoue (présidente)



Dans la soirée, J'ai écouté l'histoire du thé chinois et japonais. Étonnamment, le nom de la société des présentatrices était Alea jacta est Japon. Quelle conincidence !!

mercredi 2 mars 2011

Mots de Stendhal


Stendhal

(né le 23 janvier 1783 à Grenoble et mort le 23 mars 1842 à Paris)


J'ai commencé à lire le Journal de Stendhal il y a quelques jours. Je trouve que son expression n'est pas sophistiqué mais plutôt simple. J'ai tout de suite aimé son style. Je suis également étonné de trouver qu'il était toujours malade (par exemple, la fièvre tous les jours, ou presque). Selon son médecin, sa maladie habituelle est l'ennui et beaucoup d'excercice, beaucoup de travaux et jamais de solitude le guériront. Voici quelques mots de Stendhal quand il avait 18 ans.

« Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive. Connaître à fond les hommes, juger sainement des événements, est donc un grand pas vers le bonheur. »

« Il y a une chose tout simple, c'est que pour faire quelque chose il faut travailler, et travailler à tête reposée. Le matin me paraît propre à cela. Je pense que je pourrai me coucher à dix heures au sortir du spectacle. Dans ce cas, je pourrai me lever à six ; et depuis six jusqu'à dix, j'aurai quatre heures de bon travail. Je ne sais si c'est le temps de la journée où l'on est le plus en train, mais je vois bien que c'est la seule partie où je puisse travailler d'une manière un peu suivie. »

mardi 1 mars 2011

Journée de lecture à la bibliothèque


Aujourd'hui, il y avait du vent froid. Je suis allé ce matin à la bibliothèque pour entreprendre un nouveau projet, mais je n'avais pas envie de le faire. Au lieu de cela, j'ai commencé à lire un article de synthèse (d'environ 10 pages) à partir d'une revue scientifique. En me réfléchissant sur tous les aspects liés à ce sujet, j'ai apprécié de 5 heures de lecture. C'est vraiment rare de lire des articles scientifiques comme ça. Je me suis senti rafraîchi et animé quand j'ai quitté la bibliothèque.

lundi 28 février 2011

Petit problème avec mes yeux, et la philosophie selon Peter Sloterdijk


J'ai des problèmes avec mes yeux depuis quelques semaines. Une ou deux heures après avoir commencé à lire, je me sens irrité et les larmes coulent. Je ne peux pas continuer à lire. Aujourd'hui, j'ai finalement décidé d'aller consulter avec un ophtalmologue pour savoir s'il y avais des changements organiques. L'examen s'est passé très vite. Il m'a dit que les paupières étaient enflammés (les yeux normaux). Je me suis un peu soulagé. J'espère être capable de lire sans problème dans quelques semaines.

Peter Sloterdijk (né en 1947) dit quelque chose comme ceci.
« Hegel (1770-1831) s'est permis le luxe de dire que la philosophie est une activité du dimanche. La philosophie, c'est le dimanche absolu. Sans la méditation des résultats de l'Histoire, pas de philosophie. Tous ses successeurs ont aboli le dimanche de la pensée et créé une sorte de camp de concentration intellectuel où le travail forcé s'impose jour et nuit, sans dimanche ni week-end. L'une des grandes conquêtes de l'humanité réside pourtant dans la création de la fin de semaine élargie. La modernité se caractérise par le fait que si Dieu n'avait besoin que d'un jour de repos, les hommes en ont besoin de deux ! »

Je me sens aussi comme si je travaillais jusqu'ici dans un camp de concentration de la philosophie. Il est peut-être le meilleur temps de me détendre.

dimanche 27 février 2011

Souvenirs du Japon




"Iki" (粋)          "Umami" (旨)



Voici quelques images du Japon.
De retour à Paris, toutes les images, leurs formes, leurs couleurs ou leurs ambiances, sont devenues impressionnantes à mes yeux.