dimanche 14 mars 2010

Croyez-vous en la chance ?


« Croyez-vous en la chance ? » Avant de répondre à cette question, je vais d’abord réfléchir sur ce qui m’a conduit à m’installer à Paris et à m’inscrire à l’université.

Au mois de décembre de 2006, j’ai rendu visite à Paris pour trouver la possibilité d’étudier la philosophie des sciences dans une université. Avant cette visite, j’ai déjà décidé de commencer de nouveau la carrière de philosophe en restant pour plusieurs années dans une des facultés, comme chercheur invité, par exemple. La position que j’allais prendre n’était pas du tout précisée à ce moment-là. Au cours d’un entretien qui s’est déroulé deux jours avant de retourner au Japon, je me suis rendu compte qu’il n’y avait qu’une seule possibilité pour rester en France pour plusieurs années. C’était comme étudiant. Face à cette situation imprévue, j’ai été un peu paniqué, mais ai décidé de visiter en une seule journée quatre professeurs dont les travaux étaient compatibles avec mon objectif. À ma surprise, aucun professeur n’était pas dans son bureau, donc j’ai laissé mon CV à l’un des secrétariats.

De retour au Japon, j’ai commencé à écrire une lettre de motivation et un évènement étrange a eu lieu. Pendant que je l’écrivais, un émail est arrivé du professeur à qui j’avais laissé mon CV. Dans ce mail-là, il m’a demandé de lui envoyer mon intention précise. À ma réponse, il m’a écrit un jour plus tard (ce qui est anomal pour la norme française) qu’il était prêt à m’accepter comme étudiant de master et que je devais soumettre dès que possible les documents requis. Et le deuxième incident curieux a eu lieu quand j’ai cherché l’adresse émail du secrétariat pour les étudiants étrangers. J’ai reçu un émail du secrétariat indiquant l’information de l’inscription. J’ai été tout à fait impressionné par ces deux évènements consécutifs. Je me suis senti comme si ma démarche philosophique en France était en quelque sorte un destin et c’était le moment où je suis devenu fataliste.

Il y a grosso modo deux camps qui se battent depuis longtemps par rapport au problème de la genèse du monde ou de l’être vivant. L’un, comme Newton et William Paley de « La Théologie naturelle », affirme que ce monde ou l’être vivant est né et dirigé vers une sorte de but prédéterminé. L’autre, comme Darwin, argumente que l’évolution de l’être vivant est totalement dû aux évènements aléatoires, sans finalité précise. Ce débat est toujours actif, mais j’ai la tendance de considérer que tous les incidents dans la vie se déroulent par hasard et n’ont pas de sens per se. Cependant, au contraire, j’ai du plaisir à trouver des liens parmi des évènements qui paraissent au premier abord indépendants. Et quand je pense avoir trouvé une sorte de liens, je me rends compte qu’il y a finalement le destin dans ce monde. Bien sûr que ce n’est ni scientifique ni rationnel, mais cette manière de regarder le monde me rend de plus en plus attentif à ce qui se passe dans la vie quotidienne. Finalement, quant à ma réponse à la question ci-dessus, la vie deviendrait un peu plus riche si je pouvais répondre oui.


lundi 15 février 2010

Rencontre avec Felice Giani


Un jour de neige, j'ai rencontré à la mairie du 5e arrondissement avec Felice Giani (1758-1823), peintre italien du style néoclassique. Voici son parcours.

Il naît à San Sebastiano Curone (Alexandrie ; ital. Alessandria) et étudie à Pavie auprès du peintre Antonio Bianchi et de l'architecte Carlo Antonio Bibiena. Il vécut à Bologne et à Rome où, à partir de 1779, il poursuit ses études à l'Accademia di San Luca. Il commence à travailler avec Christoforo Unterberger et l'architecte Antonio Antolini et reproduit pour Catherine II de Russie les Loges de Raphaël pour l'Ermitage.

En 1786, il débute à Faenza son activité de peintre à fresque qui le caractérisera auprès de l'entourage napoléonien avec des commandes allant du Ministre Aldini (Montmorency) au Prince Baciocchi, époux de Elisa Bonaparte. Le Manifesto del nuovo corso avec Cades, Camuccini, Gagnerauz et Errante réalisé au Plazzo Altieri sur ordre du Prince Emilio Altieri date de 1789-1792. L'activité romaine (Quirinal, Villa Borghese, Palazzo de Spagna, Palazzo Chigi...) correspondra au genre privilégié, voire exclusif qu'adoptera l'artiste, exception faite de la gravure, à l'intérieur de l'activité frénétique du peintre.

En 1790 est fondée l'Académia dei pensieri qui réunit des artistes de différentes provenances : l'habitation du peintre devient alors le lieu de rencontre et de formation de toute une génération de protagonistes du néoclassicisme italien de Camuccini à Sabatelli, Bossi, Dellera, Pinelli, Duranti et Landi. À Paris, Giani dessine les tableaux du Louvre, destinés aux gravures du Musée Français de Robillard et Laurent (1803-1809) et remet à Napoléon, avec l'architecte Antolini, le Proget du Foro Bonaparte ; dès lors l'aventure napoléonienne de notre artiste prend une tournure nettement française. En prenant part à la décoration des grands palais royaux, Giani suivra la parabole de Jacques-Louis David.



" Le Paradis perdu "
(1881-1883)
de Jean Gautherin (1840-1890)


Dans le hall de la mairie, vous pouvez voir la statue du " Paradis perdu ". Je suis toujours impressionné par les objets artistiques placés dans les lieux publics. J'étais très heureux quand j'ai trouvé ce statut ce jour-là.



À la fin de visite, je me suis rendu comte que c'était cette dame italienne qui a déterminé mon destin dans cette expostion. Elle était très gentille et accueillante.

Voici quelques photos de l'exposition.
























Après avoir fini de voir toutes les œuvres de Giani, la dame qui m'avait accueillé m'a conseillé de visiter une autre exposition promotionnelle de la province d'Alexandrie. Tout naturellement j'ai heureusement accepté cette invitation.













Suite à sa suggestion, j'ai goûté de vin de muscat qui était très bon. Et j'ai décidé d'arrêter tous les plans dans la journée.




J'ai trouvé cette carte à la sortie et ai eu le pressentiment que ça allait être important à l'avenir.


samedi 16 janvier 2010

Ilya Ehrenbourg, écrivain russe, apparut subitement



Il y a quelques jours, j'ai eu un rendez-vous avec mon ami que j'ai rencontré à Tokyo il y a environ 4 ans. Il a travaillé à Washington DC aux États-Unis pendant 2 ans et a visité ce temps-là Paris avant de partir au Corée du Sud. Quand nous sommes entrés dans une librairie, j'ai pris des photos sans aucun but, comme d'habitude. Et aujourd'hui j'ai trouvé cet écrivain russe dans un photo. Un moment heureux.

Ilya Ehrenbourg (27 janvier 1891 - 31 août 1967)

Encylopedia of Soviet Writers
Interview avec The Paris Review (1961)

J'ai apprécié la lecture de cette interview parce qu'il avait été très préoccupé de la relation entre l'art et la science.


Ilya Ehrehnbourg
Ce fut une découverte agréable
Un jour de pluie


jeudi 14 janvier 2010

J'ai trouvé Fernando Pessoa


Fernando Pessoa, un écrivain portugais

(13 juin 1888 - 30 novembre 1935)


Il y a deux jours, j'ai rencontré cette phrase dans Le livre des savoirs : Conversations avec les grands esprits de notre temps de Constantin von Barloewen.

 « Ce n'est pas le plaisir, ni la gloire, ni le pouvoir : la liberté, uniquement la liberté. »

La note indiquait qu'elle était un extrait de Le Livre de l'intranquilité de Fernando Pessoa. Et hier, j'ai acheté Lisbonne comme un "starter".


mercredi 6 janvier 2010

BONNE ANNÉE À TOUS !


J'espère que vous avez tous eu de bonnes vacances. Moi, j'ai passé le temps lire le livre japonais publié environ il y a trente ans sur la philosophie grecque et la vision du monde. L'auteur de cet oeuvre démontre que l'énergeia d'Aristote sera le clé pour la vie pleine de joie et de complétude. Parce que cette conception s'agit de la concentration sur le présent ; il n'y a pas de but extérieur mais l'action même constitue un but, donc tout le but est accompli en faisant quoi que vous fassiez. Je pense que cette attitude envers la vie nous donne un point de vue novateur.

Pour l'un des projets de cette année, je voudrais me pencher sur l'interface de l'intérieur et de l'extérieur, par exemple l'interface de notre corps, du moi, de la science, et du pays, et penser à la signification de la relation entre deux mondes. Pendant ces vacances, j'ai aussi commencé à traduire La Métaphysique d'Aristote, du français en japonais. Je ne sais pas comment ça se passera, mais cela devrais être un projet de cette année.

Je vous souhaite une année pleine de joie et de nouvelle découverte !


jeudi 31 décembre 2009

MES MEILLEURS VOEUX À TOUS !


Je me suis préoccupé de maintenir plusieurs blogs en japonais et n’avais pas envie d’écrire en français. Pendant ce temps-là, j’ai fini le master 2 et décidé de continuer mes études philosophiques à l’école doctorale. Donc je serai en France au moins 3 ans. J’espère que mon séjour en Europe sera dynamique, informatif et productif.
   
Je vous souhaite une année pleine de joie !



samedi 31 octobre 2009

Un petit voyage à Giverny - Exposition de Joan Mitchell


L'Exposition de
Joan Mitchell
au
Musée des impressionnismes à Giverny


Joan Mitchell (February 12, 1925 - October 30, 1992)







Conférence par Lucile Encrevé (L'école des Beaux Arts de Rouen)




























Au jardin























mercredi 28 octobre 2009

The sixth day in Cambridge, UK


Prof. Lord Martin Rees (U. Cambridge)










Prof. Sir Brian Hoskins (Imperial College London)







Hisako, Princess Takamado & Prof. Roger Short (U. Melbourne)










Dr. Frank Sulloway (U. California, Berkeley)